TOP

MENU

Page
précédente

Sommaire
Jawa

JAWA
Les débuts et la course

 

L'histoire de Jawa a commencé en 1929, quand Frantisek Janecek, ingénieur et propriétaire d'une usine d'armes, a lancé sa première moto , une 500 cc avec un moteur allemand Wanderer mono-cylindre produit sous licence. La moto, bien qu'ayant des caractéristiques techniques intéressantes (transmision secondaire à cardan, arbre à cames en tête, etc...), fut malheureusement un échec.


JAWA VILLIERS 175cc
175cc à moteur Villiers

Mais, avec le modèle 175cc meilleur marché et plus petit, le succés fut immédiat, et Jawa devint, pendant ces années, une des plus grandes usines tchèques. La moto, produite jusqu'en 1946, était équipé d'un moteur anglais Villiers. En outre l'ingénieur était britannique, George-William Patchett, précédemment employé chez Brough Superior, marque importante de motos de luxe. Un beau 350cc simple arbre à cames en tête (SOHC) fut également produite. Le montage d'un arbre à cames en tête était, à cette époque, l'appanage de très peu de machines, et Jawa prouvait ainsi que la Tchécoslovaquie était un des pays où la technologie était très avançée avant l'ére communiste (à la différence des autres pays de l'Est). Un autre modèle qui obtint un grand succés en Tchécoslovaquie, fut la ROBOT de 1937 (photos en haut à droite), très en avance sur son époque avec la boîte de vitesse faisant bloc avec le moteur (aucune chaîne primaire). ("Robota" signifie "travail" en tchèque). C'est également durant cette période que la première moto de speed-way fut réalisée (1935), avec le moteur de 500cc SOHC.

Robot 1937
ROBOT 1937
JAWA 350 OHV
350cc SOHC

Speedway 1935

JAWA 250 PERAK
PERAK 250

En 1946, après la guerre l'usine fut nationalisée. Un nouveau modèle fut lancé: la 250 mono-cylindre PERAK (photos ci-contre à gauche). La PERAK était une moto très rationnelle et moderne pour son époque : elle avait par exemple la boîte de vitesse faisant bloc avec le carter de villebrequin, alors que la plupart des motos avaient toujours la boîte de vitesse séparée. Ce modèle avait été développé déjà pendant la guerre, mais il avait été caché par l'équipe d'ingénieurs tchèque, qui a continué le projet pendant l'occupation Nazi sans l'approbation des Allemands ! Sur la troisième photo, une évolution de cette moto, la KYVACKA 250 de 1954 (" kyvacka" pour "ressorts" en tchèque, se rapporte à la nouvelle suspension arrière à bras oscillant), avec un cadre modernisé et une puissance portée à 12cv. En 1952, Jawa lance également le beau twin 500cc à quatre temps, avec simple arbre à cames en tête entrainé par arbre et couples coniques (26 CV, 135 km/h), très moderne et élégante pour cette époque. Elle était dérivé de la Jawa de course. C'était donc déjà ce qu'on appelle aujourd'hui une "Compétition Client"!

Jawa 500 ohc 1957
500 SOHC
Perak 1946
PERAK 250

500 SOHC
Kyvacka
KYVACKA 250

En 1948 fut lancé l'ancêtre des twin 350cc deux-temps produites aujourd'hui, la 350 "TYPE 12", dérivé d'un modèle analogue d'une autre usine tchécoslovaque, l'Ogar, nationalisé et fusioné avec Jawa. Une Kyvacka 350cc bi-cylindre qui avait la particularité d'avoir une boîte de vitesse automatique fut également produite. Ci-contre la version avec le beau sidecar Velorex, cette même marque qui produisait les tricycles justement à moteur Jawa (ce modèle est de 1968, bien qu'il ai le look des années 50): paradoxalement, il est plus beau et raffiné comparé au sidecar Jawa des années suivantes!


Ci-contre à gauche une belle moto de Grand Prix Jawa. Après des débuts timides dans les années 30 avec un 500 cc équipé d'un compresseur, l'usine tchécoslovaque a réalisé plusieurs configurations de moteur (deux ou quatre temps, refroidissement liquide ou à air, etc.). Sur la première photo, le 500 simple arbre à cames en tête de 1959, qui préfigure la série des 500 OHC: il dévelopait 40cv pour 190 km/h. Sur les trois autres photos une version du début des années 50, avec un double arbre à cames en tête, toujours entrainés par arbre et couples coniques, 45cv, 200 km/h, et les typiques roues de16 pouces, avec un très grand frein à tambour avant.


Sur les photos ci-contre à gauche, la 500cc Z-15 de 1955 équipé de deux carburateurs Amal et d'une boîtes 4 vitesses, 55cv pour 230 km/h (avec tout son carénage sur la deuxième photo). Sur la troisième photo, une version 250 cc de 1959, 35cv, 190 km/h. En 1961, avec la version 350 cc, Frantisek Stastny et Gustav Havel remportèrent les deuxième et troisième places dans le Grand Prix Mondial: résultats exceptionnels, considérant que la première place avait été remportée par Gary Hocking sur MV Agusta! Dans les années 60, un nouveau moteur fut développé, toujours avec doubles arbres à cames en tête entraînés par arbre et couples coniques, mais avec l'arbre placé entre les cylindres, et non plus sur le côté droit. Ces motos ont conquis de nombreuses places pendant ces années, mais la concurrence devenait plus rude. La série des motos de course bicylindres quatre temps se poursuivit jusqu'à la fin des années 60. Sur les deux photos à droite, les dernières 350 de 1968, avec boîte 6 vitesses, 49cv, 210 km/h.


Par la suite Jawa développa pour la competition de nouveaux moteurs 2 temps plus puissants, avec un, deux et quatre cylindres. Sur les deux photos de gauche et la première photo à droite, le monocylindre 350 de Grand Prix de la fin des années 60: le moteur, dérivé des motos d'enduro de Jawa, mais modifié avec le système de refroidissement liquide, avait un couple très élevé... et une triste réputation de "tueur": deux pilotes tchèques, Boceck et Malina, étaient morts en raison du grippage du piston en pleine vitesse. Ce modèle était une moto "officielle", mais il a été habituellement cédé à des pilotes "moins importants", quoi qu'il en soit il était très concurrentiel (malgré sa tendance dangereuse au grippage), parce qu'il développé 50cv pour un poids total de seulement 89 kg ! En 1966, fut également réalisé une petite 125cc de Grand Prix, le "Type 670" (quatrième photo), avec un moteur V2 horizontal, développant 27cv à 14 000 tours/minute: le poids était de 83 kg.


Malheureusement la puissante et belle quatre cylindres "Type 673" (quatre photos ci-contre) - toujours 2 temps, 80cv, 270 km/h dans la dernière version de 1971! était encore une "killer bike": le grand pilote anglais Bill Ivy se tua pour la même raison (le grippage d'un piston qui provoqua le blocage de la moto). Ce problème était dû à la mauvaise qualité de l'acier utilisé pour le moteur. C'était une honte, parce que le "Type 673" était le summum de la technologie Jawa pour les courses de Grand Prix, avec un moteur V4 à refroidissement liquide équipé de valves rotatives (technologie employée également par MZ). Après ces accidents, les conducteurs occidentaux ont abandonné l'équipe tchécoslovaque, bien que les motos aient été concurrentielles et rapides. Mais il y allait de leur survie !


Ci contre à droite et à gauche la petite "250 junior", pour les coureurs privés, employée particulièrement en Tchecoslovaquie et autres pays de l'Est. elle était équipée d'un moteur directement dérivé des modèles d'enduro (monocylindre, deux-temps, refroidis par air), et avait un cadre étrange en tôle d'acier emboutie (plusieurs motos d'enduro Jawa ont été également équipées de cadres avec une forme semblable). Sur la photo ci-dessous la dernière moto de Grand Prix Jawa: la 250cc de 1976, 60cv, 240 km/h. Après la réalisation de cette moto, Jawa abandonna les courses de Grand Prix dominées par de nouvelles arrivantes : les japonaises. C'était la fin d'une ére où les compétions étaient presque exclusivement européennes. Le soleil se levait maintenant beaucoup plus loin à l'Est.

Visitez également les excellents sites
Autosoviet et www.autogallery.org
dont sont extraits les renseignements ci-dessus



Début de la page
LES RUBRIQUES

Quitter

Ce site a été réalisé par © JLB-Créations (2001)